Une île riche en histoire et en culture

De multiples atouts culturels : un métissage d’histoire, sa géographie ont permis à Sainte Marie de se distinguer sur le plan culturel. 0ffrez vous une immersion totale dans la culture Saint Marienne.

Les sites historiques :

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Cimetières des pirates et l’île aux forbans
Pendant deux siècles, l’île a été le repaire des brigands des mers. Au XVIIIe siècle, dit-on, plus de mille corsaires y résidaient. Aux alentours de 1700, l’île Sainte-Marie devint ainsi le port d’attache d’une vingtaine de vaisseaux et le lieu d’habitation d’un millier de forbans.
Le cimetière des pirates, ou cimetière Saint Pierre, est situé face à l’îlot Madame, face à la première église de Madagascar (1857) et à l’île aux forbans…Site chargé d’histoire, noms évocateurs qui vous feront rêver entre autres aux aventures de la flibuste …

‘’Flibustiers,Corsaires,Pirates, presque tout le monde confond’’

Pour votre gouverne, le pirate est un brigand des mers, il s’en prend à tout ce qui passe à sa portée. Pris, il est pendu sans procès.
Le corsaire,lui, a reçu de son souverain une lettre de marque ou commission l’autorisant à attaquer les navires de commerce ennemis.
Le flibustier était un des écumeurs de la mer Caraïbe et du Golfe du Mexique , tantôt corsaire , tantôt pirate .
Sur l’île de Sainte Marie s’établirent à la fin du XVIème siècle des pirates célèbres tels que Thomas Tew , Thomas White , La Buse , David Williams , etc. …qui attaquaient les galions chargés d’épices et de trésors en provenance des Indes .
L’île aux forbans (Baie des Forbans) : Quel nom évocateur, qui nous entraîne dans des aventures romanesques. Cette île circulaire et minuscule a vu sûrement passer de nombreux forbans et corsaires parmi lesquels La Buse, Thomas White, David Williams, John Avery, Thomas Tew pour ne citer que quelques uns des plus célèbres de ces “écumeurs de mer” qui exerçaient leur activité dans l’océan Indien au début du XVIIIe siècle. C’est sur cet îlot que se partageait le butin et que se tenaient les assemblées de pirates. En hauteur, on distingue une ruine en forme d’arc de cercle (comme un encadrement de porte donnant sur du vide). Peut-être un repère d’alignement pour une éventuelle cache au trésor ? Le mystère reste entier.

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La première église catholique
A Sainte Marie, la religion principale pratiquée par les habitants est la religion catholique. Et les Saint Marien s’enorgueillissent de posséder la 1ère église catholique de Madagascar, fièrement campée sur la colline qui domine la Baie et face à l’îlot Madame.
Parmi les noms les plus marquants de l’évangélisation chrétienne à Madagascar, figure le nom de Pierre Dalmond, ce personnage a beaucoup œuvré sur l’île. Le Révérend Père Pierre Dalmond mourut le 22 Septembre 1847. Il n’apprendra pas la nouvelle qui l’eût transporté de joie et de fierté après tant d’années de dévouement. La lettre de Rome et du Vatican qui le nommait Premier Evêque et Vicaire Apostolique de Madagascar. Le Père Pierre Dalmond fut par la suite enterré dans l’Autel de l’Eglise Catholique d’Ambodifotatra.

Musée de l’îlot Madame
Avec sa petite crique abritée et son ancien port autrefois baptisé “Port Louquez” (francisation de “Loky” qui signifie baie en malgache), l’Ilot Madame a accueilli tout au long des siècles de nombreux navires. On aperçoit encore quelques vestiges de jetée plus ou moins abandonnées. C’est le Français Sylvain Roux, qui en 1820 débaptisa l’ancienne “Ile aux Cailles” ou “Ile aux Cayes” pour la nommer “Ilot Madame” en l’honneur de la fille du Roi de France.
Sur l’îlot Madame se trouve la résidence du Gouverneur, magnifique demeure qui abritera un musée. Mais ce musée est actuellement en ruine et attend sa rénovation. La convention de partenariat entre Barry Clifford, représenté par Pierre Van Den Boogaerde, et la République malgache, à travers le comité interministériel de gestion des épaves maritimes en vue des travaux d’exploration et de récupération des épaves pirates dans le port de Ste-Marie vient a été signée. Cette convention mentionne surtout la rénovation de ce musée. Barry Clifford doit financer et réaliser la rénovation du musée, procéder aux travaux de rénovation au plus tard en mai 2014 et à la mise aux normes de la salle d’exposition avec des vitrines et équipements adéquats.

Le vieux fort
Bâti au sommet de la colline d’Ambodifotatra, il est aujourd’hui occupé par l’armée malgache. On peut toutefois voir ses fortifications et le portail surmonté d’un fronton sculpté. Ce fort a servi de maison de force à l’époque où l’île Sainte-Marie accueillait les bagnards. La Compagnie des Indes Orientales construisit le premier bâtiment qui date de 1753. Les autres constructions ont été bâties pour la plupart en 1870.

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